Letra de Le possédé
Le soleil s'est couvert d'un crêpe. Comme lui Ô Lune de ma vie, emmitoufle-toi d'ombre Dors ou fume à ton gré, sois muette, sois sombre Et plonge tout entière au gouffre de l'ennuiJe t'aime ainsi, pourtant, si tu veux aujourd'hui Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre Te pavaner aux lieux que la folie encombre C'est bien, charmant poignard, jaillis de ton étuiAllume ta prunelle à la flamme des lustres Allume le désir dans les regards des rustres Tout de toi m'est plaisir, morbide ou pétulantSois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore Il n'est pas une fibre en tout mon corps tremblant Qui ne crie "Ô mon cher Belzébuth, je t'adore"Qui ne crie "Ô mon cher Belzébuth, je t'adore"